Les courses des Templiers. MILLAU. Du 18 au 20 octobre 2024.
Voila une belle façon de clôturer une saison 2024 riche en évènements.
Une partie du groupe trail s'est retrouvé à Millau pour cet événement exceptionnel qu'est le FESTIVAL DES TEMPLIERS.
Trails incontournables dans une carrière, certains d'entre nous en parlaient depuis des années.
Tout d'abord, un petit mot de soutien à ceux qui étaient initialement partants, mais qui ont du renoncer en cours d'année ou au dernier moment pour des raisons de santé ou de blessure : Christelle LORRAIN, Audrey CONTE, Joel CONTE, Stéphane CAMETTI, Richard GUILLIEZ. Nous espérons revoir cette belle brochette de trailer sur les sentiers prochainement.
Concernant l'évènement, plusieurs courses étaient au programme de cette 30eme édition, nous parlerons seulement de celles ou des trailers des SGH étaient présents.
Ca fait l'unanimité, nous resterons époustouflés par les paysages des gorges du Tarn, de la Dourbie, ou de la Jonte, ainsi que par les villages et hameaux très marqués par l'histoire des Templiers.
Vendredi 18 octobre. Départ de l'Endurance Trail. 100 K / 4300 m D. 1400 inscrits environ.
4 trailers présents : Cyril THUILLIER, Fred MATOSEVIC, Rémi BOLMONT et moi ( Fred GRAND ).
Voici mon topo :
Réveil à 1h30 ( la nuit a été courte ) , départ du gite à NANT à 2h30 ( village historique de la course des Templiers avant son déménagement à Millau ), plus de 30' de trajet en minibus ( merci Jérôme et Jean Marie pour le réveil et le transport en milieu de nuit ), 15' de marche pour atteindre le lieu de départ prévu à 4h00 ( une organisation extrêmement bien huilée ) , il ne faut donc pas lézarder.
Nous voila peu avant 4h00 dans le 1° sas de départ ( prévu dans le 2° de 4h15, Rémi et moi avons grugé ), sur la musique habituelle d'ERA, le lâché des fauves est enfin donné.
Nous sommes soulagés de prendre ce départ, car l'épreuve a été sur la sellette jusqu'au dernier moment, du fait d'une alerte rouge météo, le Tarn qui déborde, des averses orageuses monstrueuses lors du repas la veille au soir.
La contrepartie est que le temps est bouché ( bruine et brouillard ) et quelques averses sont annoncées dans la journée. Mais il ne pleut pas lors du départ, il fait même plutôt doux, c'est déjà çà.
Cyril a tablé sur un quinzaine d'heures de course, Fred Mato autour de 17 h, Rémi et moi sur environ 19 h.
Les kms défilent. La première partie du parcours est relativement roulante et peu technique.
Il fait particulièrement doux au fond des gorges et les parties à couvert, un petit vent nous refroidit sur les plateaux et les zones à découvert. Ca a été très compliqué de savoir comment bien s'habiller.
Cyril nous dit être parti trop habillé et avoir eu un bon coup de chaud. Une fois n'est pas coutume, notre ami va être malade ( pbs intestinaux et vomissements ) vers le 15° Km. Quoique perturbé par ces péripéties, ou il pense ( un peu déçu ) avoir perdu quasi 1 heure, la fin du parcours se déroulera nettement mieux, avec un passage sous l'arche d'arrivée de jour, et au final un bon chrono.
Fred Mato est encore au rendez vous. Malgré un 3° ultra trail en moins de 6 mois, une certaine fatigue ressentie suite à son passage en travail posté de nuit ces dernières semaines, notre gaillard va réaliser un chrono très respectable. Il dira tout de même être frustré de ne pas avoir pu profiter des paysages malheureusement bouchés. Le parcours de repli de quelques kms sur route vers le village du Rozier va même bien le lasser. Ceci l'amènera à prendre la décision " d'y revenir " , dans d'autres conditions météo, avant la fin du séjour à Millau, Yoann nous en parle après.
Pour Rémi et moi l'ordre du jour est la prudence, chacun a décidé de faire sa course au feeling. Un certain manque de confiance nous anime suite à des derniers résultats un peu mitigés, nous souhaiterions surtout boucler une épreuve à 3 chiffres cette année. Nous faisons finalement la course ensemble sur le premier tiers de parcours assez roulant. Puis mon compère prend un peu d'avance. Et je le reprends à mi parcours. Rémi a semble t il pris un petit coup de froid et se plaint de soucis d'ordre intestinaux. Je prends les devants jusqu'au deuxième tiers du parcours. Je ressens alors une légère gène au genou gauche ( douleur surtout inhabituelle ) qui me contraint de marcher 1 ou 2 kms, période ponctuée par une belle averse, ce qui fait que j'arrive au ravito de La Salvage gelé et un peu soucieux. Point de la situation, j'ai 5 heures d'avance sur la barrière horaire, je décide de m'octroyer une bonne pause pour me réchauffer et me faire soigner. Rémi va finir la course seul. Florent, Jérôme et Jean Marie sont présents, l'occasion est trop belle, je vais les solliciter pour me ravitailler pendant que le service médical me soigne, ils seront au petit soin et d'un grand réconfort. Ainsi, malgré une perte de tps de quasi 1 heure, ceci va me permettre de terminer la course dans de bonnes conditions, un grand merci à eux. Le moral est au beau fixe, malgré un terrain de plus en plus boueux vu les conditions. Les 10 derniers kms sont durs et techniques, mais c'était prévu. J'arrive enfin proche de l'arche et passe l'arrivée, fier du devoir accompli. Pour Rémi et moi, enfin un résultat probant, çà fait plaisir.
Côté résultats :
* Cyril THUILLIER 220° en 14h30'
* Fred MATOSEVIC 495° en 16h40'
* Rémi BOLMONT 580° en 17h15'
* Fred GRAND 715° en 18h11'
Samedi 19 octobre. Départ de la Dourbie Formi. 23 k / 1220 m D. Environ 350 inscrits.
3 trailers présents : Barbara MULLER, Jérémy ROUSSEAU et Jérôme MULLER.
Voici le topo qu'en fait Jérôme :
Après le retour des plus courageux d’entre nous du 100km, c’est notre tour sur la plus petite distance mais pas forcement la plus facile. Levé bien seul à 5h (avec un réveil en fanfare avec la tête dans la poutre du gite, Cyril en est témoin) pour un départ en plein nuit vers la ligne de départ à qq pas de celle l’arrivée avec Jeremy et Barbara et moi-même. Voiture posée, les 3 compères prêts à affronter les sentiers et les pierres encore bien mouillées par une pluie qui nous a épargné contrairement aux maboules du 100km.
7h15, frontale sur la tête, minimum de vêtements, je me faufile entre les meilleurs sur la ligne, top départ, j’essaye de partir vite, premier km, un peu trop vite, réduction légère d’allure mais toujours au maximum pour ne pas se retrouver dans le flot des 350 participants. Après 4 km relativement roulant et vallonné, début d’une montée régulière mais me permettant de garder le rythme et courir avec un objectif simple, tenir, tenir, à fond. J’ai en tête qu’on a 3 montées et descentes, après la première je commence à rêver à faire un bon temps. Le seul problème et non le moindre, les descentes qui deviennent de plus en plus abruptes, celle avant la deuxième montée, à mi cours, me rappelle que le vélo c’est bien, mais pas le top pour avoir de quoi suivre le rythme des meilleurs et surtout des plus jeunes quand la pente s’incline. La légion meure mais ne se rend pas. Au 17 km environ, ravitaillement des plus sommaire, remplissage d’une des flasques, même pas vu qu’il y avait qq chose à manger, un demi sneakers fera l’affaire. Début de la 2èm montée de plus en plus raide, impossible à courir mais je reste au taquet. Avec en tête, ne pas faire lâcher par les 3 jeunes qui m’entourent, ne faudrait pas déconner quand même. Enfin au sommet, les choses se compliquent, piste de descente de VTT, …sans VTT, des marches énormes, sol glissant où tes meilleurs amis les arbres t’aident à ne pas partir tout schuss. A chaque pas, un rappel, manque d’entrainement en descente, mes cuisses et mollets me hurlent de me calmer, la gravité en décide autrement de toute façon. Enfin en bas, qq mètres sur un bitume que j’avais presque oublié. Dernière montée, ça va le faire. Oups…ça grimpe mais vraiment, avec un passage dans la falaise, où je mets à contribution, pieds, mains, voir les dents si ça peut aider. Me fait doubler par un gars qui va s’écrouler qq mètres plus loin, trop sujet aux crampes, ce qui me fait relativiser les miens. Il me reprend, et rebeulote, paf recrampes et me redouble ranouveau sur un sentier trop étroit. Chemin de croix sur les crêtes et surtout des minutes qui défilent et me fait dépasser de plus en plus, tous mes efforts du début qui se payent cash. Enfin je commence à entendre les bruits de la civilisation et l’air de l’ère d’arrivée (jeux de mots). Encore une descente qui m’achève définitivement, jambes faites pour pédaler et pas pour dévaler les pentes décidément. Le pré de l’arrivée, encore une petite montée entre les spectateurs…désolé, j’arrive plus à courir, sur le replat a 20 m de la ligne, j’essaye encore de courir une dernière fois. Oufs, j’arrive, mais pas de montre, aucune idée du temps ni de la place. Coup d’œil sur l’écran, me retrouve enfin avec le reste de lucidité qu’il me reste, 102èm en 3h22 et surtout 12 èm des Masters 3, ce qui me fait du bien à lire.
Après qq minutes à me changer et manger les spécialités du coin, qui serait top en apéro à l’AG du SGH. Jeremy et notre super Barbara arrivent avec respectivement 10 et 20 mn environ sur votre serviteur, ils ont bien (mieux) gérer mais ont vécu les mêmes difficultés visiblement.
Nous nous retrouvons sur la place et l’arche des photos souvenirs, clic clac kodac, c’est dans la boite, les 3 compères du SGH avec le sourire mais mal aux jambes, en un seul morceau pour un retour à la voiture et un repos bien mérité. Dire que certains croient qu’on s’amuse.
Côté résultats :
* Jérôme MULLER 115° en 3h22'
* Jérémy ROUSSEAU 147° en 3h30'
* Barbara MULLER 185° en 3h41'
Dimanche 20 octobre. Départ du Grand Trail des Templiers. La course historique. 80 K / 3600 m D. Environ 2600 inscrits.
2 trailers présents : Florent GROS et Yoann LORRAIN.
Voilà le topo fait par Yoann :
Dernier gros objectif de la saison pour le SGH section trail, avec une météo parfaite durant ce week end (soleil et 20 degrés)
4h45 : Florent et moi (Yoann), nous voilà sur la ligne départ, 8 degrés, nuit étoilée, nous choisirons de partir en simple short et tee shirt avec des manchons aux bras ce qui sera un bon choix
5h25 : Les coureurs masculins mettent un pied à terre en hommage aux Courageuses Traileuses présentes : un moment symbolique à mon sens.
5h30 : Départ dans la deuxième vague dans un décor rougit par les fumigènes rouges accompagné de la musique d’ERA (AMENO 2010)
On décide de rester ensemble sur le début de course sans accord ferme … sur la suite du parcours … ni sur la fin.
3Km de plat à un peu plus de 10Km/h sur la route (on se fera beaucoup doubler) pas besoin d’allumer les lampes frontales étant donné le nombre de coureurs. Puis 2 petites montées sur lesquelles on maintiendra l’allure.
Première grosse montée 350m de D+, la marche active prend le relais sans les bâtons (le règlement interdit l’utilisation des bâtons sur les 8 premiers km la proximité des coureurs rend dangereuse les pointes).
Une fois sur le sommet au KM8 de la bosse de Carbassas, on a une dizaine de km à travers le Causse de nuit qui me font penser aux Landes, un sentier sur terrain sableux serpentant dans une forêt de pins, on courra facilement sur ce plat à une petite allure sous les 10Km/h avec les belles couleurs du lever de soleil au loin.
Première descente 400m de D- jusqu’au point d’eau à Peyreleau dans la vallée du Tarn (la première barrière horaire ‘BH’, environ 1h15 d’avance).
Deuxième gros dénivelé à la sortie du point d’eau 500m de D+ au km 24, objectif relier St André de Vézines, deuxième BH et premier ravitaillement solide au KM36
On prendra volontairement 10 bonnes minutes pour nous ravitailler (seulement 3 ravitaillements solides sur le parcours, mais très copieux dont les tartines de Roquefort (c’est la région) …. puis une descente de 300m de D-, pour arriver au point de bascule psychologique de la mi-course, KM40 en 5h45.
L’état d’esprit est positif et la fraicheur du moment nous laisse imaginer un chrono : 5h45 X2 avec une marge de 30 minutes, ça fait 12h de course.
A mi-parcours, la chaleur se fait sentir, le marathon relativement plat couru sur une partie faiblement technique a laissé des traces. Maintenant place à un terrain plus technique et un dénivelé plus important sur les 40 km qui arrivent ne seront pas les mêmes que les précédents !
On arrive sur le point le plus éloigné du parcours avec une vue très lointaine sur le viaduc de Millau, le zoom de l’appareil photo ne suffit pas, ça fait prendre conscience que 80km de course à pied, ben…. C’est juste 2 aller/retour du Semi du Lion !
Les montées sont plus raides et les descentes aussi sur du mono sentier avec beaucoup de pierre au sol, à l’horizon le Larzac, d’ailleurs chose qui ne m’arrive jamais, la cheville pliera dans la partie finale de cette longue descente au KM48 (grosse frayeur qui me fera douter de l’intensité de la blessure), le changement de chaussettes au KM56 (deuxième ravito solide à La Salvage) plus loin, me rassure sur l’absence de couleur bleue ou de pied gonflés.
On prendra un bon quart d’heure de pause à ce ravitaillement.
A ce moment du parcours l’objectif est de reprendre des forces pour atteindre le KM70 à peu près frais, pour moi c’est le point stratégique de cette course, les 10 derniers km sont redoutables.
On continuera le long des falaises, sous des Arches ou à flanc de rocher jusqu’au point d’eau suivant au KM64 (Mas de Bru) sur une allure plus faible en courant seulement sur les parties descendantes, on continuera par de la marche rapide (vues nos grandes enjambées bien linéaires, les quelques personnes courant autour de nous ne créent pas d’écart significatif).
Au KM68 à Massebiau dernier point d’eau, le couple infernal des X2 FRED (Frédéric Grand + Frédéric MATOSEVIC), nous retrouve pour nous accompagner sur la quinzaine de KM restants. A savoir, que les 2 compères ont fait le format ‘’Endurance trail’’ de ce même festival des Templiers (100KM 4300m) vendredi 18/10 soit 2 jours avant et qu’ils venaient de faire 15KM à pied pour nous rejoindre.
Ils seront d’une grande aide sur cette fin de parcours pour gérer les difficultés devant nous. La contrepartie sera de doubler les prélèvements sur les ravitos pour alimenter nos compères !!!
(l’un des 2 Fred, je tairai le nom de famille, et assez pénible sur le butin), à se demander si l’équilibre budgétaire pour l’organisation sera atteint sur cette édition !
Alors, concernant les 10 derniers Km que j’appréhendais :
2 montées interminables (500m D+ et 300mD-) à fortes inclinaisons s’apparentant à l’escalade avec des rochers d’1m de haut à franchir, un passage dans la grotte du Hibou et un sommet de départ d’envol des parapentes avec vue sur le célèbre viaduc de Millau.
2 descentes raides très techniques avec des cailloux glissants (beaucoup d’humidité stagnante suites aux pluies quelques jours auparavant.
Une fin de parcours en forêt qui aurait nécessité de re-sortir les frontales pour le dernier quart d’heure (mais pas envie de fouiller au fond du sac)
Un peu plus de 3 heures, soit une allure moyenne de 3,3km/h. Ce qui fera 8h pour la deuxième partie de parcours des 40km.
Et le franchissement de la ligne d’arrivée avec Florent à 19h45 à la tombée de la nuit très satisfait de terminer ce trail mythique.
Sans oublier les 2 Fred toujours à nos côtés.
Côté statistiques :
* 283 Femme et 2138 Hommes (2421 partants)
* 264 Femme et 1958 Hommes (2222 finishers)
* Abandon : 8% d’abandon (faible pour la difficulté de l’épreuve, mais les BH sont tout de même larges)
* Florent GROS :
13h51 de course
404 M1-M2H (catégorie)
1392 sur 2222 (scratch).
* Yoann LORRAIN :
13h51 de course
406 M1-M2H (catégorie)
1394 sur 2222 (scratch).
Un grand bravo à tous.
Et un très beau moment de convivialité.
Un grand merci aux SGH.
A bientôt pour de belles aventures trail.
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